Acquérir un bien de prestige, comme on acquiert une entreprise

Pour les personnes fortunées, investir dans l’immobilier de prestige ne doit plus être vécu comme le synonyme d’une charge financière. Dans un monde toujours plus digital, les arbitrages doivent être rapides, quitte à bousculer l’ordre établi.

Selon le site Entrepreneur.com, un peu plus de 10 % des milliardaires américains ont tiré leurs revenus de l’immobilier, certains affirmant que c’est le meilleur moyen de créer une richesse réelle tout en gardant une certaine indépendance financière. Et même si l’immobilier repose avant tout sur la pierre, les nouvelles technologies ont changé les règles du jeu en accélérant et en facilitant l’accès à l’investissement, notamment à l’étranger.

Le meilleur exemple vient peut-être de l’hôtellerie. Les premiers investisseurs privés à s’y intéresser furent ceux que l’on appelle les « supra riches ». En témoigne l’alliance de Bill Gates et du prince saoudien Al-Walid, qui ont racheté en 2007 le groupe Four Seasons pour accélérer son développement au niveau mondial. Un mouvement largement suivi, notamment en France, par les familles Arnault, Dassault ou Pinault comme par des entrepreneurs du web, à l’image de Xavier Niel ou Jean-Philippe Cartier. L’hôtellerie peut s’avérer très rentable (jusqu’à 50 % de marge brute, selon Capital.fr), c’est aussi un moyen d’équilibrer recettes et charges en vue d’une optimisation fi scale. À Paris, les deux tiers des hôtels appartiennent ainsi à des groupes familiaux ou à des indépendants.

Le prolongement direct de ce croisement entre hôtellerie et immobilier est la multiplication des opérations mixtes combinant resorts et programmes neufs. Le marché précurseur en a été l’Ile Maurice, qui accole de manière quasi systématique des villas de prestige à chaque hôtel 5 étoiles. Heritage, Four Seasons, Beachcomber, les grands groupes internationaux ont massivement investi ce créneau dont l’une des perles est sans conteste Anahita Golf & Spa Resort et ses villas signées Wilmotte & Associés.

“ L’actif immobilier doit désormais rapporter de l’argent. Les familles fortunées sont parfaitement accompagnées par des family offices, des banques privées et des fiscalistes, ce qui leur permet de réaliser les bons arbitrages au bon moment.”

JEAN-CHRISTOPHE THOUAIT - DEPUTY CEO DE BARNES

 

Acquérir un bien immobilier de luxe

 

DE L’INVESTISSEMENT À L’ENTREPRENEURIAT

L’entrepreneur et l’investisseur utilisent l’immobilier pour générer des revenus, des plus-values et des avantages fiscaux. Mais leur manière d’appréhender le sujet n’est pas la même. Les investisseurs évalueront le marché immobilier et achèteront des propriétés, résidentielles ou commerciales, souvent une combinaison des deux, en fonction de leurs objectifs professionnels et personnels. L’entrepreneur met pour sa part en avant sa capacité à créer de la richesse, parfois en partant de zéro. Sa démarche relève avant tout d’un état d’esprit qui combine vision, passion, accomplissement et audace. Ainsi, l’entrepreneur est séduit par l’immobilier de prestige qui épouse les principaux codes de l’entrepreneuriat.

Sachant que 67,4 % des UHNWI sont des self-made-men (source Wealth-X), l’esprit d’entreprise est ancré dans leur culture et leur personnalité. Cela ne signifie pas qu’un investisseur soit incapable de devenir un entrepreneur immobilier. L’investissement n’est d’ailleurs bien souvent qu’un premier pas avant une future prise de risque entrepreneuriale.

“ Pour nos clients, acquérir un bien de prestige est un moyen de vivre leurs passions dans le cadre d'un projet entrepreneurial”

THIBAULT DE SAINT VINCENT - PRÉSIDENT DE BARNES

 

© BARNES Global Property Handbook

© Barnes International - publié sur Barnes Cannes le 16/04/2019

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